Les députés de Guadeloupe ont présenté leurs voeux, mardi, à la presse. Olivier Serva, Justine Bénin, Max Mathiasin et Hélène Vainqueur-Christophe sont revenus sur les dossiers qui les préoccupent.

Depuis leur entrée à l’Assemblée nationale, en juin, Olivier Serva, (1re circonscription, La République en marche et GUSR), Justine Bénin (2e circonscription, divers gauche), Max Mathiasin (3e circonscription, divers gauche) et Hélène Vainqueur-Christophe (4e circonscription, Parti socialiste) ont régulièrement démontré qu’ils pouvaient, ensemble, faire avancer les dossiers importants.
JUSTINE BÉNIN : « LES SOLUTIONS EXIGENT L’UNITÉ »
Hier, les quatre députés se sont essayés à un autre exercice. Ils étaient réunis au Yacht club, à Pointe-à-Pitre, pour présenter leurs voeux à la presse. Cette démarche inédite est à mettre l’actif de Justine Bénin : « Dès notre élection, nous avons manifesté notre souhait de travailler ensemble sur les grands dossiers. Ensemble, nous serons plus audibles auprès du gouvernement et des ministères. Le temps est venu de replacer chacun dans son rôle. Les solutions existent dans l’audace, l’effort, le travail et l’imagination. Mais elles exigent aussi l’unité. »
OLIVIER SERVA : UNE « STRUCTURE UNIQUE » POUR L’EAU
Quant à Olivier Serva, en ce début d’année 2018, il a choisi de parler en priorité de l’eau ? : « Évidemment, il faut de l’eau dans le robinet de chaque Guadeloupéen. La situation actuelle est inacceptable. Aujourd’hui, j’ose le dire, nous faisons du bricolage. Lorsqu’on pose la question aux techniciens du réseau d’eau, les travaux réalisés depuis trois ans ont augmenté l’efficacité du réseau de 1%. C’est largement insuffisant. Aucune communauté d’agglomération seule ne peut faire les travaux nécessaires. Je formule le voeu que nous puissions avoir une structure d’urgence unique de réparation des réseaux d’eau. » Selon Olivier Serva, seule une telle structure sera capable de supporter un prêt sur 10 ans pour financer d’importants travaux sur le réseau.
Le député a aussi indiqué s’intéresser à d’autres sujets, tels que l’indivision et la succession ou le chômage. « À la demande du président de la République, j’ai aussi l’honneur de travailler sur une proposition de loi sur la représentativité de la diversité en Outre-mer, a ajouté Olivier Serva. Aujourd’hui, nos jeunes qui partent se former ailleurs ont du mal à revenir chez eux. Dans tout l’Outre-mer, à l’instar de ce qui s’est passé en Nouvelle-Calédonie, nous allons faciliter cette expérimentation qui permet aux cadres du privé de rentrer chez eux et d’occuper des postes occupés par d’autres. »
MAX MATHIASIN : « UN COMBAT GLOBAL »
Une fois ses bons voeux partagés avec la presse, Max Mathiasin a indiqué qu’il souhaitait présenter à l’Assemblée nationale un plan de développement quinquennal cohérent pour la Guadeloupe. « Je sais que c’est la voie à suivre pour relancer la production agricole. Aller vers l’agroalimentaire, permettre à nos jeunes d’être mieux formés au pays, faciliter l’accès aux emplois administratifs aux Guadeloupéens formés, en tout cas à formation égale, aller vers un développement touristique cohérent, une préservation de notre environnement, mon combat est un combat global pour mon pays. »
H. VAINQUEUR-CHRISTOPHE : « UN FONDS CHLORDÉCONE »
Pour finir, Hélène Vainqueur-Christophe a ajouté que « si les problématiques de l’eau, des transports et du traitement des déchets trouvent d’ici la fin de l’année des ébauches de solutions, nous aurons gagné » . « En 2018, je vais continuer ma démarche, a-t-elle poursuivi. Dans le dossier du chlordécone, il n’est pas normal que nous ayons eu des conséquences aussi dramatiques sur nos territoires et que nous n’ayons pas, comme cela a été fait pour l’amiante, un fonds d’indemnisation pour les conséquences économiques et sanitaires. »