S’il y a un sujet sur lequel il est urgent de trouver une solution, c’est bien le problème de l’eau en
Guadeloupe. La situation est la suivante:

50% de l’eau produite est perdue du fait de la vétusté des réseaux. Ceci occasionne des problèmes de qualité
et de quantité de l’eau produite sous nos latitudes. La conséquence la plus directe est l’absence d’eau dans
certaines zones ou de fréquentes coupures. Cette situation intolérable doit cesser sans délai.
Pour rappel, ce sont les communautés d’agglomération, et donc leurs présidents qui ont la charge de la
compétence de l’eau.

Le coût de la réparation des réseaux d’eau potable et d’assainissement est estimé entre 500 et 900 millions
d’euros. Cette somme ne peut être supportée par aucune collectivité seule.
La Région, L’Etat, le conseil Départemental ainsi que les financeurs que nous avons rencontrés tels que la
Banque Européenne d’Investissement, la Caisse des Dépôts et Consignation ou l’Agence Française de
Développement (AFD) sont prêts à s’allier afin de lever les fonds nécessaires à cette réparation dans la
mesure où il y aurait une structure unique de réparation des réseaux. En effet, ce chantier important, vue son
ampleur, ne peut être mené que de façon concertée par tous les acteurs locaux ; il n’est pas envisageable que
chaque communauté répare « son réseau  » de façon isolée car d’une part les réseaux parcourent toute l’île (ils
doivent donc être réparés de façon globale et uniforme) et d’autre part la capacité financière ne peut être
atteinte sans mise en commun des énergies individuelles.

Lors de sa visite, le ministre Sébastien LECORNU a invité les acteurs guadeloupéens à se mettre d’abord
d’accord entre eux afin que l’Etat puisse apporter son aide.
J’en appelle à la responsabilité de chaque Président d’agglomération afin que soit mise en oeuvre la
réparation des réseaux sans délai. Je suis ouvert à un débat public sur le sujet afin d’identifier les
rôles de chacun et d’indiquer précisément les solutions envisageables de façon fonctionnelle et durable.
L’eau ne peut plus être qu’une affaire de politiciens, c’est une affaire de vie, une obligation de service
public.

Olivier SERVA


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