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Les producteurs agricoles face aux députés

Les producteurs agricoles face aux députés

Les producteurs agricoles face aux députés

Vendredi, à Petit-Bourg, le monde agricole a exposé ses difficultés aux députés.

Depuis quelques jours, les députés de la Guadeloupe rencontrent les socioprofessionnels. Vendredi matin, Olivier Serva (1re circonscription), Justine Bénin (2e) et Max Mathiasin (3e) ont rencontré des acteurs du monde agricole, à la Sicapag (Société d’intérêts collectifs agricoles des producteurs agricoles de Guadeloupe), à Colin Est, à Petit-Bourg. Indisponible cette semaine, Hélène Vainqueur-Christophe, députée de la 4e circonscription, était représentée par ses collaborateurs.
Au cours de la réunion, la délégation, composée de membres de la Sicapag et de l’Union des producteurs de la Guadeloupe (UPG), a exposé les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur.
« Il ne faut pas nier que le monde agricole connaît de nombreux problèmes, mais c’est aussi un secteur dynamique, reconnaît Max Mathiasin. Dans le cadre de nos travaux de députés, nous rencontrons ceux qui agissent en Guadeloupe dans les secteurs économiques ou sociaux. Pour nous, ce travail est indispensable. »
RETRAITE, INSTALLATION DES JEUNES, ETC.
Plusieurs thématiques ont été abordées au cours de la matinée : la retraite agricole, l’installation des jeunes agriculteurs, la préservation des terres agricoles ou encore le financement par les fonds européens.
« Les députés viennent à la source pour prendre les informations. Nous apprécions la démarche, indique Alex Bandou, secrétaire général de l’Union des producteurs de la Guadeloupe (UPG). Nous avons abordé plusieurs thèmes, dont la retraite agricole qui est un sujet complexe. Il n’est pas concevable que sur le territoire français, il y ait autant de disparités. En Guadeloupe, nous sommes à 320 euros en moyenne, alors que dans l’Hexagone, ils sont à 750euros en moyenne. »
Il a également été question de l’attractivité du monde agricole au cours de cette rencontre. « Comment motiver les jeunes à s’installer en tant qu’agriculteurs, quand on leur promet 320 euros de retraite en fin de carrière ?, dit Emmanuel Colette, directeur général de la Sicapag. L’attractivité de ce secteur est une vraie problématique. L’accès au foncier est un sujet important aussi. Sur 40 000 ha de terres agricoles, 10 000 sont incultes, c’est-à-dire insuffisamment cultivées ou en friche. Nous leur avons soumis toutes ces problématiques. Ils trouveront ou pas des solutions. »
La semaine prochaine, les députés poursuivront leurs visites, notamment à Pôle emploi et à la Direction départementale de la sécurité publique. Des rencontres qui leur permettront de préparer les assises de l’Outre-mer, programmées en octobre.
La Sicapag, 7 millions d’euros de chiffre d’affaires
La Sicapag (Société d’intérêts collectifs agricoles des producteurs agricoles de Guadeloupe), créée en 2000, regroupe une centaine de producteurs répartis sur toute la Guadeloupe. Elle s’occupe de la mise en marché de leurs productions (banane, melon, ananas, légumes, plantes aromatiques, fleurs, etc.) auprès des grandes et moyennes surfaces, des collectivités et hôtels. La gestion des fonds européens et l’encadrement technique font aussi partie des missions des 20 salariés. La Sicapag, c’est 5 500 tonnes de fruits et légumes par an, pour un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros.
Source : http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/economie/les-producteurs-agricoles-face-aux-deputes-445710.php